Les goûts et les couleurs ne se discutent pas

Vous avez sans doute lu cet article sur la Bufori Geneva (https://boitierrouge.wordpress.com/2014/03/04/bufori-la-rolls-asiatique/) qui vous donnait une idée du kitsch asiatique. Il existe pourtant bien pire, et la Geneva paraît finalement très conventionnelle quand on découvre les productions de l’artisan japonais Mitsuoka.

Créée en 1968, cette officine automobile s’est spécialisée dans la transformation de placides véhicules de grande série (la Nissan Micra, la Mazda MX5 ou Honda NSX) en « interprétation » néo-rétro à l’anglaise. Cette activité rencontre assez de succès pour permettre de salarier 508 personnes. Et nous permet de découvrir le catalogue de cette étrange marque japonaise.

Présentons d’abord la Viewt Mk3 (oui elle descend d’une déjà longue lignée), qui torture les lignes de la Nissan Micra en une sorte de Jaguar MkII en miniature, et qui sera vôtre pour environ 2 millions de yens (prix de base, soit environ 20 000 euros).

Mitsuoka Viewt, une Micra à la sauce Jaguar

Mitsuoka Viewt, une Micra à la sauce Jaguar

Encore mieux, vous pouvez vous offrir la Galue Convertible, qui pour une fois ne se sert pas d’une base japonaise, mais américaine. Il s’agit en effet d’une Ford Mustang à la sauce Wasabi, et on imagine mal comment on peut préférer cette version nippone à la version US.

Sous cette ligne "étonnante" se cache une Ford Mustang

Sous cette ligne « étonnante » se cache une Ford Mustang

Vient ensuite la Himiko, qui se sert d’une base de Mazda MX5, et qui pour le coup possède un certain charme, avec sa ligne de roadster des années 30.

Une vision pas si ratée de la Mazda MX5

Une vision pas si ratée de la Mazda MX5

C’est avec l’Orochi qu’on atteint le summum. Cette sportive dérivée d’une Honda NSX propose la vision de Mitsuoka de ce que devrait être une supercar. Ligne torturée, yeux globuleux, rides sur les flancs, rien ne flatte l’oeil. Elle a été dévoilée en 2001, mais la production ne fut officiellement lancée qu’en 2006, et la première Orochi livrée en janvier 2007.

Ames sensibles s'abstenir, voici l'Orochi

Ames sensibles s’abstenir, voici l’Orochi

S’en suivront de nombreuse versions limitées, notamment l’Orochi Gold Premium qui ajoute au design original une drôle de peinture « dorée » du plus mauvais goût.

http://www.mitsuoka-motor.com/english/

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2 réflexions sur “Les goûts et les couleurs ne se discutent pas

  1. Pingback: DAMD Ancel Lapin: le retour de la 4L sauce wasabi ! | Boîtier Rouge

  2. Pingback: La Mitsuoka Orochi prend sa retraite (ouf). | Boîtier Rouge

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