Cizeta-Moroder V16T, l’italienne disco

En regardant la Cizetta V16T, il est difficile de ne pas penser à sa « demi-soeur », la Lamborghini Diablo. Cette sportive italienne méconnue, présentée en 1988 et dont la production débuta en 1991, reprend le dessin original proposé pour la Diablo par Marcello Gandini qui avait déjà dessiné pour la marque au Taureau la formidable Miura, et surtout la Countach au design si marquant et novateur.

La Cizeta-Moroder V16T...

La Cizeta-Moroder V16T…

... à comparer à sa "demi-soeur" Lamborghini Diablo

… à comparer à sa « demi-soeur » Lamborghini Diablo

Ce dessin initial ne rencontra pas l’adhésion du staff de Chrysler, nouveau propriétaire de Lamborghini depuis 1987, qui commissionna aussitôt une nouvelle équipe de designers pour le retravailler. Leur travail donna naissance à la Diablo, qui gardait un air de parenté avec celle qui, partant du même dessin, deviendra la Cizetta-Moroder V16T.

Cizetta Automobili a été créée à Modène par l’ingénieur Claudio Zampolli (CiZetta, comme les initiales de son nom) et le célèbre auteur-compositeur-producteur Giorgio Moroder (qui travailla avec les plus grands du disco, notamment Donna Summer, et réalisa  la BO de Scarface), avec l’ambition de créer une ambitieuse supercar. Gandini proposa au duo celle qui fût retoquée en l’état par Lamborghini/Chrysler.

Une ligne à couper le souffle

Une ligne à couper le souffle

Ainsi naquit la Cizetta-Moroder, qui devint la Cizetta V16T après le divorce entre les deux associés. Elle reste cependant associé au musicien parmi les amateurs qui l’appellent souvent de son nom premier. Elle est dotée d’un moteur particulièrement exclusif à l’époque puisqu’il s’agit d’un V16 (en réalité deux V8 accolés) de 6 litres de cylindrées et développant 540 chevaux.

Les Cizeta sont fabriquées à la main

Les Cizeta sont fabriquées à la main

La voiture entre en production en 1991. Mais à la même époque, la Diablo est déjà sortie (et coûte moitié moi cher, il faut le dire), la Bugatti EB110 se prépare (elle sortira en 1992, voir : https://boitierrouge.wordpress.com/2014/03/11/petite-histoire-de-bugatti-a-la-sauce-artioli-1987-1995/), et la Ferrari F40 reste une référence. Mais surtout, la crise était passée par là. L’entreprise dut fermer en 1995, après avoir construit 19 exemplaires (en comptant le prototype). Deux coupés supplémentaires furent construit en 1999 (sur la base de modèles en cours de fabrication au moment de la faillite), et un exemplaire unique d’un Spyder nommé TTJ (une commande spéciale d’un client japonais).

La TTJ Spyder, seule version découvrable de la belle italienne

La TTJ Spyder, seule version découvrable de la belle italienne

Au dernières nouvelles, Claudio Zampolli aurait créé une nouvelle société, Cizeta Automobile USA, et aurait quelques projets dans ses cartons.

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3 réflexions sur “Cizeta-Moroder V16T, l’italienne disco

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