Renault Rambler: match perdu face à la DS !

Les liens entre Renault et AMC ne datent pas des années 80, mais remontent à bien plus loin. Au début des années 60 pour être précis, où un premier accord permettra à Renault de distribuer ses voitures aux Etats-Unis via le réseau d’AMC, et de disposer enfin d’un haut de gamme à moindre frais. Depuis 1955, Citroën truste la place d’honneur au sommet du marché français avec sa DS, tandis que Renault n’a qu’une pauvre Frégate à proposer. Aussi, la Nash Rambler de l’américain AMC vient à point nommer compléter une gamme bien populaire.

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Surtout, contrairement à la DS, la Rambler dispose d’un 6 cylindres développant 128 ch, et d’un look « à l’américaine » moins perturbant que la grande Citroën. Renault croit avoir trouver la solution, et commence à produire la Rambler à la mi-1962, à partir de kits envoyés d’Amérique. Cette berline est aussi fabriquée en Argentine chez IKA, dont Renault est actionnaire (il en prendra le contrôle en 1967, lire aussi : https://boitierrouge.wordpress.com/2014/04/20/renault-torino-la-gloire-argentine/).

Pourtant, la Rambler n’arrivera jamais à s’imposer. Produite de 1962 à 1967, elle ne se vendra qu’à 4000 exemplaires en France. Il faut dire que cette grosse berline coûtait cher à l’achat, mais aussi cher en vignette : née à 18CV, elle finira sa vie à 22CV. Rédhibitoire, malgré une consommation raisonnable.

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Esthétiquement, la Rambler évoluera à chaque millésime, tout en gardant ce look très américain qui dénotait vraiment dans la gamme sixties de Renault. A la demande de la régie, Chapron réalisera « l’Ambassador », destinée à supplanter les DS dans la cour de l’Elysée, sans succès, De Gaulle restant fidèle à Citroën et à sa suspension hydropneumatique qui lui sauva la vie au Petit-Clamart.

rambler 02 ambassador

Finalement, c’est avec la R16, lancée en 1965, que Renault trouvera la solution en haut de sa gamme, avec une solution très française : jouer l’originalité avec l’option du hayon. Son arrivée dans la gamme et l’insuccès de la Rambler scella le sort de cette américaine inadaptée au marché français.

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